Archives mensuelles : avril 2020

Élucubrations

Aujourd’hui, je ne vous parlerai pas de mon prochain roman, nous en aurons l’occasion une autre fois, d’autant plus qu’il est loin d’être terminé.
Il y a un sujet d’actualité qui pourrit la vie de tous « le coronavirus » et je vais modestement tenter à travers les quelques lignes suivantes de vous aider à mieux accepter ces moments moroses.

Allez… C’est parti, supposition : je réalise une mini interview virtuelle (confinement oblige). J’imagine une personne au hasard et lui pose une question qui concerne tout le monde.
     — Comment vivez-vous le confinement ?
     — Qu’est-ce qu’on s’emmerde !
     — Mais encore, pouvez-vous préciser ?
     — Oui, bien sûr : on s’emmerde grave !

Bon… là, j’ai bien compris, c’est le ressenti d’une bonne partie de la population. Même si je partage un peu cet avis (virtuel), je vais toutefois relativiser en remontant un peu dans le temps.
Je tiens tout de suite à vous rassurer, je ne vais pas vous parler de la guerre que je n’ai pas connue, je suis né bien après. Par contre, je vais évoquer les années cinquante et soixante (vous ne pensiez tout de même pas vous en tirer comme ça ?)
Courage ! Je ne vais pas vous ennuyer en me lamentant sur la vie que nous avions à cette époque, mais remémorer quelques moments qui rappelleront des souvenirs à certains et je l’espère remonter un peu le moral de ceux qui en auraient besoin.

Dans les années cinquante, peu de gens avaient la télé (noir et blanc avec une seule chaîne). La plupart de nos anciens n’avaient qu’un poste de radio pour se distraire et s’informer (en plus du « canard » acheté chaque matin en allant au boulot).
Quelques émissions cultes me reviennent immédiatement à l’esprit :
« Ça va bouillir » avec le célèbre narrateur Zappy Max, « Les chansonniers » et quelques autres dont une particulièrement suivie : « La famille Duraton » avec ses multiples rebondissements.
Des aventures dans lesquelles chaque famille pouvait, ou aurait aimé pouvoir s’identifier après une journée « de boulot » où M ou Mme tout le monde rentrait à la maison « crevé » et n’avait absolument rien vu ni vécu, à part le quotidien du travail en attendant de remettre ça le lendemain et les autres jours, encore et encore.

Eh oui, la période faste de plein emploi se résumait à quelques lignes : le salarié se tapait ses 45 heures par semaines (avec les heures supplémentaires, payées bien sûr, mais imposées par l’entreprise) pour 4 semaines de congés payés annuels, généralement pris en une seule fois.  Ensuite, les gens retournaient au travail pour un an (pas de RTT) et ça durait une vie de labeur entière.

Pour en revenir à ce fameux feuilleton, il permettait de s’évader d’une vie banale, insipide pour ne pas dire autre chose.
Il y avait toujours des péripéties et de l’humour, jamais de passages ennuyeux. Il fallait impérativement que les réparties soient excellentes (à la radio, pas d’effets spéciaux pour compenser le manque d’intérêt d’un dialogue pauvre et banal)
Vous me direz : « il restait le dimanche pour voir la famille ou les amis. »
Eh bien non, pas forcément. Pour beaucoup, il avait fallu s’exiler dans les grandes villes pour trouver un emploi. Même à l’époque, l’expression « Il suffit de traverser la rue pour trouver du travail » n’était pas toujours avérée.

Voilà… j’ai fini. Alors pourquoi ce retour en arrière ?
Certainement pas par nostalgie, mais simplement pour vous dire que, même si la situation actuelle vous paraît longue (vous comprendrez si vous n’avez pas décroché sur la lecture de mes quelques lignes précédentes) que c’est très relatif. Profitez-en pour prendre le temps de la réflexion sur l’avenir et de « vous évader » et surtout gardez bien à l’esprit que cette épreuve n’est que temporaire, que la situation va s’améliorer au fil des semaines et que bientôt des jours meilleurs vont revenir.

Et enfin, prenez soin de vous en cette période difficile.

P.S : Si vraiment vous vous enquiquinez, vous pouvez toujours lire le large extrait gratuit de mon bouquin Une ferme tranquille  ça vous passera un moment et vous changera les idées.