Faire relire son manuscrit

À force de lire, de relire sois-même, encore et encore, on finit par lire ce qu’on a en tête et non ce qui est couché sur le papier ou l’écran. Une conclusion s’impose d’elle même : il faut faire relire son manuscrit par un lecteur objectif.

Faire relire son manuscrit, oui, mais par qui ?

Eh bien, en premier lieu pourquoi pas :

La famille

On vous l’a peut-être déconseillé, parce que personne ne voudra vous décevoir et les avis ne seront pas objectifs ?

Possible. Néanmoins, vous en tirerez tout de même quelques avantages à faire relire votre manuscrit par la famille.
Allez… Faisons le tour !

Parents ou conjoint ?

Ceci permettra de commencer en douceur à s’habituer aux critiques.  Ils verront quelques coquilles à corriger, rien de bien méchant, mais, ça vous aidera toujours.  De plus, vous aurez la satisfaction de savoir que votre livre sera au moins lu une fois, alors pourquoi s’en priver ? Mais souvenez-vous qu’ils ne vous diront jamais que c’est nul à ch… Même s’ils le pensent très fort.

Et pour les autres membres de la famille, alors ?

Certains vous diront : « Non, surtout pas. Personne te dira la vérité ! ». (On voit bien qu’ils ne connaissent pas ma belle-sœur). Là, je dirais que c’est à vous de voir. C’est vous qui connaissez votre famille. Si vous pensez qu’il y en a un ou plusieurs, qui vous donneront leur avis en toute honnêteté, confiez-leur une copie du manuscrit.

Et en dehors du cercle familial ?

Vous avez certainement des amis, collègues et connaissances qui aiment la lecture ? C’est très bien ! Cependant, assurez-vous que vos écrits soient compatibles avec leur style de lecture.  Et précisez que vous voulez une critique impartiale, pas une critique pour vous faire plaisir.

A quel moment proposer votre œuvre à la relecture ?

Dès le début ?

Faire lire les quelques pages du dernier chapitre que vous venez d’écrire, n’est pas à mon avis, une bonne idée. Nous ne sommes plus imprégnés par l’ambiance du livre.  Le lecteur sera-t-il encore dans l’esprit du roman ? J’en doute. On passe dans une démarche d’écriture du roman à deux auteurs.
Inévitablement, vous aurez des : « J’aurais plutôt tourné ça différemment, là c’est un peu trop sec, ou au contraire pas assez agressif.
Ou encore : — Ah bon, tu crois ? Moi j’aurais bien vu ton personnage faire ceci ou cela, etc. »
Voila… Attention, car après, ce n’est plus vous ni votre style qu’on va retrouver dans vos écrits.

À la fin ?

Cette option me paraît la meilleur. Le lecteur pourra vous faire part de ses remarques. Si, il a pris plaisir à vous lire (malgré les corrections à apporter), si le style lui a plu, si l’histoire n’est pas ennuyeuse (attention, je l’ai déjà dit , ce n’est pas forcément le style qu’affectionne votre lecteur). Si, il y a des passages où l’on y comprend rien.
Il peut y avoir des remarques à prendre en compte et d’autres à laisser. Ce n’est pas parce qu’un passage n’a pas plu à votre lecteur, qu’il est forcément mauvais, d’où l’intérêt d’avoir plusieurs avis.

Relire jusqu’à la perfection ?

Je citerai un proverbe : « Le mieux est l’ennemi du bien ».
Ne tombez pas dans l’hyper perfectionnisme, sinon votre bouquin ne sera jamais finalisé. Il y aura toujours quelque chose que vous voudrez changer. A un moment, il faut savoir s’arrêter.

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