La rentrée littéraire

Quelle belle invention que la rentrée littéraire.

La rentrée littéraire pourrait être un évènement formidable. On pourrait mettre en avant des livres pour leurs qualités et non mettre en avant des gens parce qu’ils sont déjà connus. Mais voila…
Soit vous êtes déjà connu, soit, mais ce n’est qu’une simple idée, vous faites partie de ce qu’on pourrait nommer comme le chantait Georges Brassens : « Les copains d’abord ».

Se sentir obligé de lire un livre imposé proposé à grand renfort de publicité, y compris au journal télévisé et qui parfois est « ennuyeux comme la pluie » merci bien !
Avec un tel battage médiatique, vendre beaucoup d’exemplaires est une certitude, même si le bouquin en question est banal. Et nous, pourquoi on achète ça ? Uniquement pour pouvoir en discuter au boulot, sous peine de passer pour un inculte qui ne se tient même pas informé des parutions « littéraires ».
Moi, je lis pour mon plaisir. Alors la nana qui touche le pactole en écrivant un bouquin hyper médiatisé du genre : « Mon mec fait des sorties en scooter pour aller en voir une plus jeune que moi » ou encore : « j’ai gagné deux fois au jeu “Colle en tas*” » ça ne m’intéresse pas.

j’ai du mal à admettre que sur les milliers de livres rejetés chaque année par les gros éditeurs, seule une toute petite poignée sortirait du lot et serait digne d’être éditée.
Que doit-on comprendre ? 99,9 % des manuscrits rédigés par des inconnus seraient si mal écrits qu’ils ne vaudraient pas la peine d’êtres confiés à un correcteur ? ou qu’ils sont moins intéressants que les deux exemples choisis parmi tant d’autres que je viens de citer ? Bon nombre d’histoires ne seraient pas plus attrayantes que certaines mises en avant ?
Alors, pourquoi éditer tout de même quelques uns de ces livres ?
Peut être pour donner aux écrivains inconnus l’illusion que le système n’est pas verrouillé ?

* Vous l’aurez deviné, j’ai volontairement changé l’orthographe.

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