Peut-on vivre de son art ?

Immense moment de tristesse et de désillusion. Peu d’écrivains vivent de leur art. Généralement ils ont un autre métier. Ce qui appelle la question suivante :

Combien gagne un auteur sur les ventes de son livre ?

Pour un contrat à compte d’éditeur environ 6% minimum pour les très petites quantités, mais ce pourcentage est vraiment la limite basse. En général c’est plutôt 8% pour des quantités jusqu’à dix mille livres édités. (toutefois, vous ne serez payé que sur les livres vendus, ce qui est logique) Comptez dix pour cent jusqu’à vingt mille livres édités et 12% au dessus.
Au moment de la signature du contrat, un à-valoir vous sera généralement versé, c’est une avance sur les ventes. Le paiement définitif ne se fera qu’après les inventaires annuels (ce sera à ce moment que l’on connaîtra précisément le nombre d’invendus) mais revenons-en à notre à-valoir. Vous pouvez essayer d’en négocier le montant, surtout si vous n’avez pas réussi à obtenir le pourcentage que vous escomptiez sur les ventes.

Une chose intéressante sur un à-valoir

Après les inventaires, s’il s’avère que le montant que vous devez toucher sur les ventes est inférieur à votre à-valoir, que vous avez perçu, vous n’aurez pas à rembourser la différence. Si il est supérieur, l’à-valoir sera déduit du versement final puisqu’il vous aura déjà été versé.

Pour ce qui en est des autres types d’édition, inutile de vous dire que les revenus sont épisodiques.
Conclusion : On peut se demander si on est toujours dans l’art ou dans le commercial ?